«Salut, l'endormi.
_Lut fille galère.»
Ils restèrent à s'observer puis Shikamaru se pencha doucement vers la jeune fille pour l'embrasser. A la surprise du jeune homme, la jeune fille ne se désista pas et répondit même au baiser. Ils finirent par se séparer pour reprendre leur souffle.
«Si, tu savais depuis combien de temps j'ai envie de t'embrasser. Déclara l'adolescent.
_Et moi, j'attends que tu fasses le premier pas depuis au moins aussi longtemps que toi.
_Tema...
_Hai?
_Ai shiteru.
_Je sais, moi aussi.»
Ils commencèrent à se faire des câlins tout en s'embrassant. Rattrapant tout le temps qu'ils avaient perdu à se regarder de loin.
Asuma commençait à en avoir assez. A chaque fois, que la séance de rééducation de Tenten et Gaara prenait fin, les deux adolescents disparaissaient pendant au moins une heure. Il se demandait s'il ne devait pas les attacher à une chaise. Bientôt, il repensa à la séance qu'il venait de faire avec les deux fugueurs et un sourire apparut sur ses lèvres. En effet, Tenten avait réussi à maîtriser le mot «Neji». Le fait qu'elle veuille absolument le prononcer, avait confirmé les doutes que Asuma avait vis-à-vis du penchant que l'adolescente avait envers le jeune homme. Elle avait également réussi à dire «Konnichiwa». Gaara, lui, avait pu prononcer toutes les formules de politesse avec lesquelles il avait eu quelques difficultés.
Gaara et Tenten étaient dehors. Ils longeaient les murs de l'hôpital, cachés grâce à la haie et courbés en deux pour ne pas se faire voir des fenêtres. Ils arrivèrent bientôt devant une fenêtre dont le store était légèrement descendu. La jeune fille prit un escabeau caché dans la haie et le mit sur pied. Son camarade grimpa dessus pour arriver à la hauteur de la clenche de la fenêtre. Il prit un couteau dont la lame était extrêmement fine et introduit celle-ci entre les deux parties de la fenêtre. En manipulant bien, il réussit à faire enlever le verrou. La fenêtre s'ouvrit, Gaara entra dans la chambre, suivi de Tenten. Celle-ci la referma. Elle se dirigea vers l'unique lit de la chambre. Un jeune homme de son âge y était allongé. Il était bruns et avait la peau pâle. Les yeux clos, il semblait dormir d'un sommeil profond. Les seuls bruits étaient ceux que produisaient les machines. Tenten prit une chaise et s'assied près du jeune homme. Gaara, lui, prit un livre qu'il avait apporté et se mit à lire.
La jeune fille prit la main de celui qu'elle aimait et des larmes se mirent à couler le long de ses joues. Le temps lui paraissait si long depuis que Neji était dans le coma.
«Neji.» Onegai, réveilles toi.
Cela avait lieu tous les jours. Après chaque séance de rééducation, Gaara et Tenten allaient voir Neji et chaque jour, la jeune fille pleurait en voyant son aimé dans cet état. Il y avait aussi le fait que plus une personne reste dans le coma, moins elle a de chance de se réveiller. Les deux adolescents «en visite» finirent par s'endormir dans la chambre.
Kiba se tenait droit devant la fenêtre. Le jeune homme repensait à ce que Tsunade lui avait dit. D'après elle, il pouvait enfin sortir du centre. Il ne marchait pas encore très bien, mais il pouvait retourner chez lui. Il ne viendrait au centre que de temps en temps, pour faire des visites de contrôle car le reste consistait à des exercices qu'il pouvait effectuer seul et/ou avec ses parents. Le problème était que s'il partait, il ne pourrait plus voir Ino. La directrice avait déjà prévenu ses parents qui devaient venir le chercher en fin de semaine. Toujours dans ses pensées, il n'entendit pas la porte s'ouvrir. Bientôt, deux bras lui entourèrent la taille et il sentit quelqu'un se plaquer doucement contre son dos.
«Kiba?
_Ino.
_A quoi pensais tu?
_Rien.
_Tu ne veux pas me le dire?
_Plus tard, attends un petit peu.
_D'accord, c'est toi qui vois. Je voudrais te parler.
_Vas y, je t'écoutes.
_Je ne veux pas que tu crois que j'ai attrapé le sida en me droguant ou en couchant avec quelqu'un sans protection. Je n'ai jamais rien fait de tout cela. Un jour, il y a deux ans...Je gardais ma petite cousine de cinq ans. Je vivais chez ma tante puisque mes parents travaillent à l'étranger. Je l'ai emmené au parc, elle s'est mise à jouer dans le bac à sable et j'ai joué avec elle. A un moment, j'ai senti une piqûre au bout d'un de mes doigts. J'ai cru qu'il s'agissait d'un morceau de verre bien aiguisé, qu'une personne saoule aurait jeté. J'ai alors commencé à fouiller dans le sable et j'ai trouvé...une seringue...Elle appartenait sûrement à un toxico qui a voulu s'en débarrasser. Je l'ai jeté à la poubelle et je suis allée me désinfecter les mains au savon dans les toilettes mais je n'en ai parlé à personne. Six mois plus tard, ma tante m'a fait faire une prise de sang de contrôle. A ce moment là, on a découvert ma séropositivité. Mon oncle et ma tante ont commencé à me traiter comme un paria, je n'avais même plus le droit de serrer ma petite cousine dans mes bras. Ils désinfectaient tout ce que je touchais. Quand ils ont entendu parler du centre, ils m'y ont envoyée par peur de la contagion.
_Quels imbéciles! Du moment que tu ne perdes pas de sang, tu ne peux contaminer personne.»
Dit il en la prenant dans ses bras. Il eut alors une idée.
Tenten fut réveillée par la chaleur d'une main qui lui caressait faiblement la joue. Elle ouvrit les yeux et chercha des yeux le propriétaire de la main. Elle se tourna vers le cousin de Hinata et son regard rencontra deux yeux nacrés qui la regardaient tendrement.
Trois jours passèrent et ce fut le temps des adieux. En effet, aujourd'hui Lee et Kiba partaient du centre. Même Neji était là, assis à côté de Hinata et Naruto qui à eux trois, avaient ordre de bouger le moins possible, pour se fatiguer un minimum. Lee partit le premier après avoir pleuré des litres de larmes. Kiba s'apprêtait à faire de même avec ses parents, Ino s'avança vers lui pour échanger une dernière étreinte avec lui.
«Au revoir, Kiba.
_A demain, Ino.
_Nani?
_Ino, si tu veux tu peux venir chez nous. Déclara la mère de Kiba.
_...0-0
_Kiba nous a parlé de toi et de ta famille. Chez nous, tu pourras suivre ton traitement tout en allant à l'école et en suivant ton traitement. Nous sommes chercheurs, alors le sida nous connaissons.
_...
_Si, tu es d'accord, tu pourras venir chez nous dés demain, le temps pour toi de préparer tes affaires.
La jeune fille resta immobile, ne sachant si ce que l'on lui disait, était vrai. Sakura s'approcha alors de son amie.
_Tu as de la chance Ino. Saisis la. ^^
_Très bien, j'accepte.
_Yata!» S'exclama Kiba en prenant la jeune fille dans ses bras.